lundi 14 avril 2014

Georges Bonnet

L'été s'en va
laissant ses yeux
son parfum d'herbes et d'eau

Comme dans les années rondes
les pommes sont belles
la rivière nue
une bouteille au soleil
lisse ses plumes

Quelques fleurs atténuent 
la fatigue de l'église


*

Vergers asservis
Christs noirs
palissés sur les murs
L'horloge infirme
s'appuie contre l'armoire
le jardin du presbytère
est nu par sainteté
La modestie des choses
engendre le silence




Georges Bonnet
Tout bien pesé
le dé bleu





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