mercredi 4 mars 2015

Paul Quéré

couche par couche
effaçant le vide
sondant des possibles
non encore imaginés

refusant l'enfermement
dans la redondance des formes
de l'objectivité
naturalisante
les empaillements de l’œil

disant la ligne comme
une fuite d'avance comme
un recul constant
de l'horizon

la main proposant le tracé
l’œil justifiant ou non

veillant à l'habitation
des noirs et des blancs
pour affirmer la présence
des formes et des couleurs

considérant le motif
comme une opportunité
picturale

peinture sans préalable


Texte et peinture : Paul Quéré
Poèmes celtaoïstes
Éditions Sauvages