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Guillevic
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« Dans le quotidien de la vie, je ne me présentais pas comme poète. Au yeux de tous, j'étais un petit fonctionnaire […]. Moi seul savais que j'avais à porter en moi cette étrangeté qui me poussait à écrire. En somme, c'était comme si constamment je nageais dans des eaux souterraines et que ma vie sociale était un périscope » Cité par Lucie Albertini dans « Guillevic Vivre en poésie ou l'épopée du réel » éditions Le Temps des Cerises
Sylvia Baron Supervielle
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Autour du vide saisi ici le vide par un vide plus vaste et plus lucide et plein lance son long vol habité ****** dans l'air sans lieu ni emploi les mots absents des choses se rapprochent de la voix ****** je m'habitue à voir par les fentes du grillage nocturne à écouter contre les murs et le sol à être le cristal qui intercepte l'invisible ****** sans relâche le circuit qui m'isole s'apprête à l'ultime tour que je parte au pays le plus ointain ****** que je perde la mémoire la plus proche je ne quitte pas la même fenêtre ****** Sylvia Baron Supervielle Extrait de "l'inventaire des choses" une anthologie internationale de poésie contemporaine collection biennale internationale ds poètes en val-de-marne
Emmanuel Dall'Aglio
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La fatigue ne ramène plus rien dans ses filets Reste le lit défait de chaque mot. * Les corps frôlés, que pèsent-ils en nous? Quels minces secrets déchirés, appelés à d'autres riens? * Que de paroles, que de pierres lentes à dévaler, lentes à éclater, lentes à s'instruire, à s'aimer, à s'éprendre comme les arbres balaient le ciel et mon courage. * Paroles qu'il faut savoir prélever comme avec l'aide de fragiles et savants moulages. ...
"vaine pâture" de Jean-Claude Pirotte
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"Dans l'interstice" de Jean-Michel Maulpoix
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Griffe encore la page blanche Tourne les clés de l'impossible Ton cœur est une serrure qui rouille Souviens-toi de ce que tu as ailé A ce prix tu pourras survivre. Si importuns soient-ils Les mots sont tout ce qu'il te reste Habille-toi de leurs linges. * Nulle part il n'est de ciel à ta convenance No de terre qui attende tes os Ni de corps qui te délivrera Ni d'âme dont tu puisses espérer te vêtir. Tu vis dans l'interstice Entre la poussière et les dieux Coincé. Les doigts pris dans la porte. Le cri que tu pousses ne réveillera personne. * Nous sommes les naufragés de la langue. D'un pays l'autre nous allons, accrochés aux bois flottés de nos phrases. Ce sont les restes d'un ancien navire depuis longtemps fracassé Mais le désir nous point encore, tandis que nous dérivons De sculpter dans ces planches des statuettes de sirènes aux cheveux bleus Et de chanter toujours avec ces poumons-là L...
"La cendre des jours" de Bernard Mazo
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