Jean-Pierre Boulic - Quelques miettes tombées du poème
Ces quelques miettes sont celles d'un marcheur qui observe la nature et y cherche le chemin de poésie. Il y a des pas qui en disent long sur le monde tout en restant sur la trace finistérienne de ses ancêtres. Jean-Pierre Boulic écoute l'infime pour le transformer par les mots en intime. L'infime, "des riens des choses qui traînent / qui passent mais interpellent", ou bien quelques "fleurs de grande humilité". Et dans sa conversation avec le vol d'un passereau, il se retrouve "à contempler / infiniment / le visage des choses de la terre". Contempler infiniment c'est "Tourner / le regard vers le vrai / l'intense le vivant". Ce sont tous ces détails de la nature qui font le monde. Et seuls les poètes et les scientifiques s'y penchent pour en déceler les mystères.
Ces miettes de mots, rapidement notées dans un carnet "à l"heure matinale" à même le chemin, Jean-Pierre Boulic les voit comme "un chant de gratitude", "ce chant autrement / d'émerveillement / s'offre à la création". Cette gratitude envers les mondes minéral, végétal et animal est trop peu pratiquée dans ce monde dit moderne, qui peu à peu a perdu le sens de la joie dans les paysages.
Plus qu'un retour à la terre, c'est un retour au chemin que Jean-Pierre Boulic publié dans ce recueil magnifiquement façonné par les éditions Les Cahiers d'Illador. Venez ramasser ces quelques miettes tombées du poème.
Commentaires
Enregistrer un commentaire